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Comité scientifique international

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Comité scientifique international [English]

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Le comité scientifique international conseille le CRM sur toutes les grandes orientations scientifiques: mise sur pied et élaboration des programmes thématiques (programmes annuels, programmes semestriels et programmes courts), élaboration du programme scientifique général et multidisciplinaire, et toute autre activité scientifique importante. 

Le comité scientifique international se réunit au CRM au moins une fois par année. De plus, il est consulté plusieurs fois par année par courrier électronique. Voici les membres qui le composent.

Afonso S. Bandeira

Afonso S. Bandeira est professeur adjoint de mathématiques et de science des données à l'Institut Courant des sciences mathématiques de NYU. Il est titulaire d'un baccalauréat et d'une maîtrise en mathématiques de l'Université de Coimbra (Portugal) et a obtenu son doctorat au programme de mathématiques appliquées et informatiques de l'Université de Princeton. Il a rejoint NYU après une année en tant qu’instructeur au département de mathématiques du MIT.

Afonso s'intéresse aux mathématiques de la science des données, au sens large. Celles-ci incluent des liens avec les probabilités, l'informatique, les statistiques, l'apprentissage automatique, les mathématiques discrètes, le traitement d'images / signaux et la physique.

Spécialiste en théorie de la probabilité et ses applications, Gérard Ben Arous arrive au New York Courant University pour être professeur en 2002. Il est nommé directeur du Courant Institute et vice-provost pour Science and Engineering Development à partir de septembre 2011. Originaire de la France, le professeur Ben Arous a étudié les mathématiques à l'École Normale Supérieure et obtenu son doctorat de l'Université de Paris VII (1981). Il a été professeur à l'Université de Paris-Sud (Orsay), à l'École Normale Supérieure, et plus récemment à l'École Polytechnique Fédérale de Lausanne où il a tenu une Chaire en modélisation stochastique. Il a dirigé le département de mathématiques à Orsay et les départements de mathématiques et d'informatique à l'École Normale Supérieure. Il a aussi fondé l'Institut de mathématiques à Lausanne, le Centre Interfacultaire Bernoulli. Il est éditeur en chef (avec Amir Dembo, Stanford) d'une des principales publications dans son domaine, Probability Theory and Related Fields.

Monsieur Ben Arous travaille sur la théorie de la probabilité (l'analyse stochastique, les grandes déviations, les milieux aléatoires, les matrices aléatoires) et leurs liens avec d'autres domaines de la physique (mécanique statistique des milieux aléatoires désordonnés) mathématique (équation aux dérivées partielles, systèmes dynamiques). Il s'intéresse surtout à l'évolution temporelle des systèmes complexes et aux aspects universels des comportements à long terme et de leur lente relaxation jusqu'à l'équilibre, en particulier à la façon dont la complexité et le désordre apportent le vieillissement. Il est Fellow de l'Institute of Mathematical Statistics (depuis août 2011) et membre élu de l'International Statistical Institute. Il a été conférencier plénier au Congrès européen de mathématiques, conférencier invité au Congrès international des mathématiques, et il est lauréat du Fellowship Senior Investigator, Lady Davis (Israël), du prix Rollo Davidson (Imperial College, London) et du Prix Montyon (Académie française des sciences).

Lia Bronsard fait partie de l'élite canadienne en analyse mathématique. Elle travaille dans le domaine des équations aux dérivées partielles et du calcul variationnel. Elle s'intéresse particulièrement aux limites de solutions singulières des équations aux dérivées partielles. Ses travaux apportent la rigueur de l'approche analytique à des questions soulevées en sciences physiques, en particulier aux questions concernant des structures géométriques singulières, telles que les vortex, les interfaces dans les matériaux, et les joints de grains.

Lia Bronsard est née à Québec en 1963 et elle a obtenu son Baccalauréat ès sciences (B. Sc.) en mathématiques à l'Université de Montréal en 1983. Elle a obtenu son doctorat en 1988 au Courant Institute of Mathematical Sciences, à l’Université de New York, sous la direction de R. V. Kohn. Sa thèse porte sur la conjecture de De Giorgi reliant les équations de type réaction-diffusion avec perturbation singulières à l'évolution par courbure moyenne. Après son doctorat, elle a complété des stages post-doctoraux à l'Université Brown, à l'Institute for Advanced Study, et au Centre for Nonlinear Analysis de l'Université de Carnegie-Mellon. En 1992, elle est devenue membre du département de mathématiques de l'Université McMaster, où elle est présentement professeur.

Après sa thèse, Lia Bronsard a travaillé, en collaboration entre autres avec B. Stoth, sur la formation et évolution des structures induites par l’énergie. Son article avec F. Reitich sur les interfaces avec jonctions triples pour un modèle de grains dans les matériaux a eu une grande influence en proposant une première analyse mathématique de ces structures singulières à phases multiples.

Lia Bronsard travaille actuellement sur les structures fines de vortex liées au phénomène de condensation de Bose-Einstein et aux modèles de supraconductivité de Ginzburg-Landau. Son travail dans ce domaine, en collaboration avec S. Alama, T. Giorgi, P. Mironescu, E. Sandier et son collègue J. Berlinsky du département de physique à McMaster, fixe les normes de qualités, et constitue un modèle de recherche interdisciplinaire.

Charney photoRuth Charney est professeure de mathématiques à l’Université de Brandeis. Elle a obtenu son doctorat de l’Université de Princeton en 1977 et elle a occupé des postes postdoctoraux à UC Berkeley. Par la suite, elle passe presque 20 ans à l’Université d’Ohio State, puis retournera à Brandeis, son alma mater d’études de premier cycle (2003).

Charney est membre de l’American Mathematical Society (AMS).  Elle a été présidente de l’Association for Women in Mathematics (AWM), vice-présidente de l’AMS et vice-présidente du conseil d’administration de l’AMS. Elle a aussi été conférencière Polya pour le Mathematical Association of America (MAA).

Madame Charney s’intéresse à l’interaction entre la topologie et l’algèbre. Ses travaux de recherche touchent plusieurs domaines des mathématiques incluant la K-théorie, la topologie algébrique; son domaine d’intérêt actuel est la théorie géométrique de groupes. Dans ses récents travaux, elle privilégie la géométrie des espaces métriques d’espaces courbes (CAT(0) non-positifs, et les groupes régis par isométries sur de tels espaces. Elle donne également des conférences qui offrent au grand public un aperçu de la beauté des mathématiques abstraites.

Né à Dijon (France) en 1961, Emmanuel Giroux a fait ses études universitaires à l'École normale supérieure de St-Cloud et à l'Université Paris-Sud (Orsay) avant d'obtenir à l'Université Claude Bernard Lyon I son doctorat en 1991 puis son habilitation à diriger des recherches en 2000. Recruté par le CNRS en 1989, d'abord comme Chargé de Recherche puis comme Directeur de recherche à partir de 2001, il a fait toute sa carrière jusqu'ici à l'École normale supérieure de Lyon. Depuis 2013, il dirigeait dans cette école l'Unité de mathématiques pures et appliquées (UMPA).

Les recherches d'Emmanuel Giroux portent sur la topologie différentielle, la géométrie symplectique et la géométrie complexe. On lui doit en particulier la découverte d'une correspondance entre les « structures de contact » (des objets infinitésimaux très homogènes) et les « livres ouverts » (des objets beaucoup plus concrets mais hétérogènes). Ses travaux ont été récompensés par le prix Carrière de l'Académie des sciences de Paris en 1995 et par une invitation à donner une conférence au Congrès international des mathématiciens de Pékin en 2002.

Aveugle depuis l'âge de 11 ans, ce « menuisier des maths », comme l'a surnommé un journaliste du Monde en juin 2015, s'amuse à paraphraser Antoine de Saint-Exupéry : « En géométrie, l'essentiel est invisible pour les yeux, on ne voit bien qu'avec l'esprit ». Étienne Ghys, son collègue à l'ENS de Lyon pendant 27 ans, témoigne ainsi de leurs nombreux échanges : « Parler de maths avec lui impose une précision du langage qui vous oblige à une meilleure compréhension ». En tout cas, la cécité n'a pas empêché Emmanuel Giroux de jouer pleinement son rôle dans la communauté mathématique en formant des étudiants, en participant à l'administration de la recherche, en organisant des conférences ou en occupant des fonctions éditoriales (actuellement au Journal de l'École Polytechnique). 

Holmes-CerfonMiranda Holmes-Cerfon

Miranda Holmes-Cerfon a obtenu son baccalauréat ès sciences en 2005 en mathématiques avec spécialisation de l'Université de la Colombie-Britannique et son doctorat en 2010 en mathématiques appliquées et sciences de l'atmosphère et des océans de l'Institut Courant de sciences mathématiques du New York University. Elle a été professeure en mathématiques appliquées à Harvard pendant deux ans, puis est retournée à New York en tant que Courant Instructor puis professeure adjointe de mathématiques. Elle s'intéresse de manière générale aux problèmes de mathématiques appliquées et a contribué à la compréhension de nombreux systèmes allant des tubes de lave aux vagues océaniques, en passant par le compactage de sphères. Ses recherches portent actuellement sur la mécanique statistique à l'échelle nanométrique et microscopique, dans le but de trouver des principes et de construire des algorithmes pour concevoir de nouveaux matériaux. Elle est récipiendaire d'une bourse de début de carrière du département de l'Énergie des États-Unis et d'une bourse de recherche Alfred P. Sloan en 2018 en mathématiques.

LewisMark Lewis

Le professeur Lewis détient une Chaire de recherche du Canada en biologie mathématique à l'Université de l'Alberta. Ses recherches portent sur la modélisation mathématique des processus biologiques et illustrent de manière éclatante l'interaction entre les sciences naturelles et les mathématiques, dans laquelle les idées de chaque discipline font progresser l'autre. Les travaux de Mark Lewis ont contribué à l'avancement des connaissances en processus stochastiques, systèmes dynamiques et équations aux dérivées partielles; ils ont notamment entraîné des progrès importants dans la modélisation de l'occupation du territoire par les populations de loups, la prévision de l'expansion des populations lors d'invasions biologiques comme celle du virus du Nil, et l'évaluation du morcellement de l'habitat sur la survie des èces. Finalement, il est président de la Société mathématique du Canada jusqu'en 2020.

Dusa McDuff est professeur Helen Lyttle Kimmel '42 de mathématiques au Barnard College. Elle a acquis ses premières expériences d'enseignement à l'University of York, l'University of Warwick et au MIT. En 1978, elle devient professeur au département de mathématiques à SUNY Stony Brook où elle sera lauréate du titre Distinguished professor en 1988. Professeur McDuff possède des doctorats honorifiques de l'University of Edinburgh, l'University of York et l'Université de Strasbourg. Elle est membre de la Royal Society, membre de la National Academy of Sciences, membre de l'American Philosophical Society et membre honoraire de Girton College à Cambridge. Elle a reçu le prix Satter de l'American Mathematical Society et le prix Outstanding Woman Scientist de l'AWIS (Association for Women in Science). Madame McDuff a rendu des services importants à la communauté mathématique. Elle s'intéresse particulièrement aux questions reliées à la position des femmes en mathématiques et siège actuellement sur le conseil d'administration de MSRI. Elle a co-écrit deux livres fondamentaux sur la topologie symplectique avec Dietmar Salamon ainsi que plusieurs articles de recherche en collaboration avec François Lalonde.

Sylvie Méléard

Sylvie Méléard a été élève à l'École normale supérieure de Fontenay-aux-Roses (sciences), est agrégée de mathématiques et a soutenu sa thèse en 1984 sous la direction de Nicole El Karoui à l’Université Paris VI. Elle devient professeur à l’Université Paris X-Nanterre avant d'enseigner, en tant que professeur de probabilités, à l'École polytechnique depuis septembre 2006. Elle a été présidente du département de mathématiques appliquées de 2010 à 2014 et  est responsable de l'équipe Population Evolution and Interacting Particle Systems (PEIPS). Elle est actuellement éditrice-en-chef de la revue Stochastic Processes and their Applications.

Elle est chevalier de la légion d’honneur, prix La recherche 2013, Invited Speaker à 7ECM (2016) et a été récemment élue à l’Académie européenne des sciences (2018). 

Les premiers centres d'intérêt de Sylvie Méléard ont porté sur l'interprétation probabiliste d’équations aux dérivées partielles non linéaires et les modèles particulaires stochastiques avant d'évoluer vers la modélisation aléatoire en écologie/évolution avec un intérêt particulier pour les comportements individuels et leur dérivation sous différents régimes de paramètres.  À ce titre, elle est porteuse de la chaire Modélisation Mathématique et Biodiversité, créée conjointement par l'École polytechnique, le Muséum national d'Histoire naturelle et  Veolia, qui développe une approche pluridisciplinaire de la modélisation des écosystèmes, afin de répondre à différents enjeux qui vont de questions environnementales (évolution adaptative, colonisation spatiale, analyse de la dynamique des communautés et construction de scénarios de la biodiversité) à des problématiques médicales (résistance aux antibiotiques, invasion de mutations cancéreuses).

 

Robert Pego est professeur à Carnegie Mellon depuis 2004. Il a reçu un baccalauréat en mathématiques de l’Université de Chicago et son doctorat en mathématiques appliquées de l’Université de la Californie à Berkeley. Il a été associé de recherche postdoctoral à l’Université de Wisconsin et il a occupé le poste de professeur adjoint à l’Université de Michigan avant d’être professeur à l’Université de Maryland pendant 14 ans.

Ses intérêts de recherche sont les dynamiques en systèmes physiques infini-dimensionnels, le comportement de mise à l'échelle universelle en modèles de clustering et en grossissement, la stabilité des ondes non linéaires et les méthodes numériques les écoulements visqueux incompressibles.

Jeremy Quastel est généralement considéré comme l'un des meilleurs probabilistes du monde, à cause des percées majeures qu'il a réalisées en théorie hydrodynamique, en théorie des équations différentielles partielles stochastiques et dans les aspects probabilistes des systèmes intégrables. Il est particulièrement reconnu pour une série de travaux novateurs effectués au cours des dix dernières années et liés à l'équation de Kardar-Parisi-Zhang (KPZ) et à la classe plus large de modèles de croissance aléatoire supposés partager la même limite d'échelle à long terme (la soi-disant classe d'universalité KPZ). Il a prouvé une hypothèse des physiciens remontant à 25 ans sur les exposants d'échelle pour l'équation KPZ. Il a également réussi à donner une formule exacte pour sa distribution en un point. Il a démontré que l'équation de KPZ est universelle en ce qu'elle se présente comme une limite d'échelle d'une grande variété d'équations différentielles partielles stochastiques non linéaires de type Hamilton-Jacobi. Plus récemment, il a construit et calculé les probabilités de transition pour le processus de Markov « point fixe KPZ », qui devrait être la limite universelle à long terme de tous les modèles appartenant à la classe d'universalité de KPZ. Parmi ses contributions antérieures, Quastel a obtenu l'équation de Navier-Stokes incompressible à partir d'une classe de systèmes de particules en interaction; il a aussi établi des équations pour le comportement du modèle d'agrégation limitée par diffusion interne et a prouvé une conjecture sur la vitesse du front de déplacement pour l'équation stochastique de Fisher-Kolmogorov-Petrovsky-Piskunov, qui modélise les processus de diffusion avec branchement.

À cause de l'impact profond de son travail, Quastel a été nommé Fellow de la Société royale du Canada en 2016 et reçu une bourse de recherche Killam en 2013. Il fut conférencier invité lors du Congrès international des mathématiciens de 2010 à Hyderabad en Inde.

Jeremy Quastel obtint son doctorat de l'Institut Courant en 1990. Après six années passées à l'Université de Californie à Davis, il devint professeur à l'Université de Toronto (où il se trouve toujours) en 1998.

Dana Randall est née à New York. Elle est directrice du Algorithms and Randomness Center, professeur ADVANCE d’informatique et professeure adjointe au School of Mathematics - Georgia Institute of Technology.

Elle a obtenu son baccalauréat en mathématiques à l’Université de Harvard (1988) et son doctorat en informatique à l’Université de Californie à Berkeley (1994). Ses domaines d’intérêts sont l’informatique théorique, les algorithmes aléatoires, les combinatoires, les processus stochastiques et les simulations de systèmes physiques. Les objectifs essentiels de ses travaux sont la conception et l’analyse d’algorithmes d’échantillonnages efficaces basés sur les chaînes de Markov.

En 2012, elle devient membre de l’American Mathematical Society et en 2007, elle est nommée membre associée au National Academies. Elle a également siégé sur les comités de rédaction des Annals of Applied Probability, du SIAM Journal on Discrete Mathematics et de Theory of Computing. Elle a présidé les comités de programmation du ACM/SIAM Symposium on Discrete Algorithms en 2011 et coprésidera la Conférence SIAM sur les Mathématiques discrètes à Atlanta en juin 2016. À Georgia Tech, elle codirige actuellement l’initiative stratégique en ingénierie des données et en science.

Nicolai Reshetikhin est professeur titulaire au département de mathématiques de l'Université de la Californie à Berkeley. Il est aussi professeur au Korteweg-de Vries Institute for Mathematics à l'Université d'Amsterdam et membre du comité de direction du Centre for Quantum Geometry of Moduli Spaces à l'Université d'Aarhus. Après l'obtention de son doctorat à l'Université de Léningrad en 1984, Reshetikin a occupé des postes à l'Institut Steklov et l'Université Harvard avant de se joindre à l'Université de Berkeley en 1991.

Ses travaux de recherche révolutionnaires se situent à la croisée de plusieurs branches des mathématiques et de la physique mathématique, incluant la théorie des champs quantiques, la topologie en faible dimension et la mécanique statistique. Il a été l'un des deux rédacteurs fondateurs de la revue Quantum Topology, publiée par la Société mathématique européenne.

Reshetikhin est membre de l’Académie royale danoise des sciences et des lettres et « Simons Fellow » en mathématiques pour 2015. Parmi les autres témoignages de reconnaissance de ses contributions fondamentales, mentionnons que Reshetikhin a reçu la Sloan Fellowship, le prix Humboldt pour la recherche et la « Niels Bohr Visiting Professorship ». De plus il a été conférencier plénier à l'International Congress of Mathematical Physics en 1994 et deux fois conférencier invité au Congrès international des mathématiciens (pour une conférence sectorielle en 1990 et une conférence plénière en 2010). Finalement il a été conférencier plénier au Congrès européen des mathématiciens en 2008.

 

Emmanuel Ullmo est directeur de l’Institut des hautes études scientifiques (IHÉS) depuis le 1er septembre 2013. Ancien élève de l’École Normale Supérieure de Cachan (promotion 1985), il obtient son doctorat en Sciences Mathématiques de l'Université Paris-Sud (1992). Son domaine de recherche est la géométrie algébrique et l'arithmétique.

Il a alterné des postes en France et à l’étranger dont un an et demi à l’IMPA au Brésil, deux ans à l’Université de Princeton et six mois à l’Université de Tsing-Hua en République Populaire de Chine.

Professeur à l’Université Paris-Sud depuis 2001, il a pris la direction du Département de Mathématiques d'Orsay et la présidence de la Commission de Spécialistes entre 2007 et 2010.

Membre du conseil scientifique du Centre Emile Borel de l’Institut Henri Poincaré entre 2002 et 2006, il est également membre du comité de rédaction de la revue Inventiones Mathematicae depuis 2006, et en a été l’un des deux éditeurs en chef entre 2008 et 2013.

Il a été conférencier invité au Congrès international des mathématiciens à Pékin en 2002 et membre de l'Institut Universitaire de France entre 2003 et 2008. En 2006, il a reçu le prix Élie Cartan de l’Académie des Sciences de Paris.  

 

Luc Vinet est professeur Aisenstadt au Département de physique de l’Université de Montréal et directeur du CRM, poste qu’il a occupé précédemment de 1993 à 1999. Né à Montréal, Luc Vinet est titulaire d’un doctorat de 3e cycle de l ‘Université Pierre et Marie Curie de Paris et d’un doctorat de l’Université de Montréal, les deux en physique théorique. Après deux ans comme chercheur associé au MIT, il est nommé professeur adjoint au Département de physique de l’Université de Montréal au début des années 80 et promu professeur titulaire en 1992. Ses travaux portent de façon générale sur la solution exacte de modèles physiques par l’étude des symétries et de leurs descriptions en termes de structures algébriques.

En 1999, Luc Vinet joint les rangs de l’Université McGill où il occupe les  postes de vice-principal à l’enseignement et provost. De 2005 à 2010, il est recteur de l’Université de Montréal, une des principales universités au Canada. Il préside actuellement le Conseil d’administration de Fulbright Canada et est membre du Conseil de l’Institut national de nanotechnologie à Edmonton. Parmi les nombreuses distinctions qu’il a reçues, mentionnons le prix Armand-Frappier décerné par le Gouvernement du Québec en 2009 et le prix ACP-CRM de physique théorique et mathématique de 2012. De plus, il est titulaire d’un doctorat honorifique de l’Université Claude-Bernard de Lyon.

 

Michael Jeffrey Ward

Michael Ward a obtenu son doctorat en mathématiques appliquées à Caltech en 1988, suite à l'obtention de son baccalauréat en sciences à l’Université de la Colombie-Britannique (UBC) en 1983. Après son séjour post-doctoral à Stanford et Courant Institut, il est retourné à UBC en 1993, où il est actuellement professeur de mathématiques et ancien directeur de l’Institute for Applied Mathematics à UBC. Son principal domaine d’intérêt est le traitement asymptotique et l'analyse de perturbation singulière pour les EDP et l'étude de la dynamique et stabilité des modèles spatio-temporels pour la réaction-diffusion systèmes, modélisant divers domaines tels que les instabilités chimiques, morphogenèse biologique, signalisation cellulaire et détection du quorum, et les points chauds de la criminalité urbaine.

Son travail en théorie de la perturbation forte localisée a été au cœur de l'analyse de divers problèmes de premier passage dans la signalisation cellulaire avec pièges localisés. Il a été lauréat du prix CRM André-Aisenstadt en 1995, du prix Coxeter-James de la SMCen 1998. De plus, il a été récompensé par une bourse Steacie en 1998et était conférencier invité à l'ICIAM à Hambourg en 1995. En 2011 il a reçu le prix de recherche supérieur de la SCMAI. Il est le co-rédacteur en chef de la Revue européenne de mathématiques appliquées, et siège au comité de rédaction de Journal of Nonlinear Science et DCDS-B.


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