1 – 30 juin 2019 » Algèbre homologique, analyse microlocale et géométrie symplectique

Organisateurs: Emmanuel Giroux (UMI CNRS-CRM & ENS Lyon), Stéphane Guillermou (Grenoble Alpes)

Le but de ce programme scientifique est de présenter et de discuter de récents développements dans les applications de la théorie microlocale des faisceaux à la géométrie symplectique et de sujets reliés.

La première semaine (du 3 au 7 juin) sera consacrée à des mini-cours d’introduction au matériel de base nécessaire :

– Fonctions Génératrives d’hier à Aujourd’hui,
par Sylvain Courte ;
– Théorie Microlocale des Faisceaux,
par Stéphane Guillermou ;
– Introduction aux 2-Catégories,
par André Joyal.

Les deux semaines suivantes (du 10 au 14 juin et du 17 au 21 juin) seront consacrées à des séries d’exposés et des séances de discussion sur les travaux récents suivants :

– Catégorie Microlocale d’une variété Symplectique,
par Dmitri Tamarkin ;
– Théorie de Floer Enroulée pour les Secteurs de Liouville,
par Sheel Ganatra, John Pardon et Vivek Shende ;
– Squelettes Arborescents des variétés de Weinstein,
par David Nadler et Laura Starkston;
– Théorie de Floer et Quantification des Lagrangiennes Exactes dans les
Fibrés Cotangents,
par Claude Viterbo.

Une conférence sur des sujets connexes se tiendra au CRM pendant la derniere semaine du programme (du 24 au 28 juin).

Plus de détails paraîtront sur cette page dans les semaines à venir.

1 – 31 juillet 2019 » Expansions, algèbres de Lie et invariants

Organisateurs: Anton Alekseev (Genève), Dror Bar-Natan (Toronto), Roland van der Veen (Leiden)

Notre atelier réunira des experts travaillant sur les expansions et d’autres travaillant sur les invariants, dans l’espoir que les deux groupes apprendront l’un de l’autre et s’influenceront mutuellement. Les expansions sont des solutions d’un certain type d’équations compliquées dans des espaces gradués souvent associés aux algèbres de Lie libres.

Comme exemples d’expansions, mentionnons (entre autres) les associateurs de Drinfel’d, les solutions des équations de Kashiwara-Vergne et les solutions de problèmes variés de quantification par déformation. Les invariants qui nous intéressent sont des invariants de divers objets en topologie en basses dimensions, inspirés de l’algèbre quantique. Ces invariants sont souvent associés à des algèbres de Lie semi-simples. Les deux sujets ont émergé en même temps, aux débuts de la théorie des groupes quantiques, mais ils se sont développés séparément (dans une large mesure). Nous pensons qu’il sera très profitable de reprendre leur étude conjointe.

1 – 30 septembre 2019 » Topologie en basses dimensions

Organisateurs: Steven Boyer (UQAM), Liam Watson (Sherbrooke)

En septembre 2019 se tiendra au CRM un mois thématique en topologie en basses dimensions, faisant partie du programme du 50e anniversaire du centre. La topologie en basses dimensions est un domaine de recherche incluant (entre autres) la topologie en dimension 3 ou 4, la théorie des nœuds et la théorie géométrique des groupes; elle utilise des techniques de la topologie symplectique et de la théorie de jauge afin de résoudre des problèmes qui sont ouverts depuis longtemps. Beaucoup de nouvelles connexions sont en cours de réalisation et la topologie en basses dimensions se trouve à la croisée des chemins: quelques-uns des problèmes ouverts les plus importants ont été résolus, comme la géométrisation des 3-variétés (due à Perelman) et la preuve de la conjecture virtuelle de Haken (due à Agol et Wise). Ces travaux ont ouvert de nouvelles perspectives à la recherche.

Le CRM est ravi que Ciprian Manolescu, un chercheur éminent, soit en résidence au CRM pendant ce mois thématique. La preuve par Manolescu que la conjecture de triangulation est fausse [Pin(2)-equivariant Seiberg–Witten Floer homology and the triangulation conjecture, Journal of the American Mathematical Society, 2016] a été applaudie et reflète l’activité courante en topologie en basses dimensions. Dans ses travaux, Manolescu a créé des outils de théorie de jauge résolvant des problèmes en basses dimensions reliés à l’existence de triangulations en grandes dimensions. Ces travaux ont suscité un nouvel intérêt pour les méthodes de théorie de jauge en basses dimensions, ainsi qu’en témoigne une série de brillants résultats dus à Manolescu et ses étudiants.

L’objectif de ce mois thématique, qui tournera autour des travaux de Manolescu, sera de faire le point sur les développements récents dans le sujet et de mettre en lumière les nombreuses avenues nouvelles de ce domaine de recherche. Le programme s’efforcera d’accueillir des chercheurs en début de carrière se spécialisant en topologie en basses dimensions et les domaines connexes.